Silphie
Silphium perfolatium L.
Classification et Taxonomie
- Famille : astéracée
- Genre et espèce : souvent attribuée au genre Silphium (ex. Silphium perfoliatum)
- Noms vernaculaires : silphie
- Origine évolutive : originaire des prairies nord-américaines, elle est utilisée en tant que culture ornementale et fourragère dans certaines rotations pour sa forte production de biomasse.
La silphie ABICA PERFO est la seule variété en France (Allemagne, Canada, Suisse, Belgique et Afrique), où le taux de germination est garanti à 92%. Silphie France, se sont donnés les moyens d’améliorer la germination en contrôlant mieux la dormance (très très longue) de la graine de silphie.
Morphologie et Anatomie
- Structure générale : plante vivace au port robuste et haut formant des touffes larges et ramifiées. Elle peut facilement atteindre 2 à 3.5 mètres de haut et avec une biomasse de 12 à 20 TMS/ha (Tonnes de Matières Sèche par ha).
- Feuillage : grandes feuilles rugueuses, parfois perforées au niveau des tiges, qui favorisent une forte photosynthèse.
- Racines : système racinaire étendu et profond, garantissant une bonne pénétration dans des sols souvent bien drainés.
Cycle de Vie
- Cycle : pérenne avec une croissance annuelle renouvelée par l’enracinement de ses touffes et la production de semences en fin de saison.
- Rotation : sa longue durée de vie et sa biomasse élevée permettent d’envisager son intégration dans des systèmes mixtes assurant couverture et enrichissement du sol.
Habitat et Distribution
- Préférences édaphiques : pousse sur tout type de sols, y compris les sols bien drainés mais pour atteindre son maximum de rendement, il est préférable d’avoir un sol humide et ensoleillé (comme du maïs). Dans des champs peu fertile et difficile à travailler, elle servira plutôt de couvert pour la faune sauvage et la biodiversité.
- Distribution : principalement utilisée dans les rotations agricoles comme fourrage et en méthanisation visant à améliorer la biodiversité et la structure du sol, tout en ayant une production remarquable (plusieurs coupes annuelles pendant plus de 15 ans). Sa productivité est variable en fonction du terroir et de sa fertilisation, soit de 12 à 20 TMS/ha (Tonnes de Matière Sèche par Hectare).
Physiologie et Biologie
- Tolérance : excellente tolérance à la sécheresse et aux stress hydriques modérés ; sa robustesse amène une production soutenue de biomasse. La forme de feuille permet de récupérer la rosée et de la faire couler le long de la tige. Très pratique pour la petite faune qui peut ainsi venir boire. Elle a besoin de 300 à 400 mm d’eau du 1er mars au 1er août (moins exigent en eau qu’un maïs).
- Adaptabilité : idéale pour des systèmes où le maintien d’un habitat naturel est recherché et pour rajeunir la matière organique du sol.
Écologie et Interactions
- Rôle écologique : constitue un habitat pour une grande diversité d’insectes pollinisateurs avec un grand pouvoir mellifère notamment dans des période où il y a moins d’alimentation dans les cultures agricoles (floraison de mi-juillet à fin septembre). Elle participe à la réduction de l’érosion grâce à son enracinement profond. Également utilisé dans le domaine de la chasse (sous forme de bande de quelques mètres de large) pour relier un territoire à un autre.
- Interactions : se combine avec d’autres espèces pour offrir une rotation diversifiée et améliorer la qualité écologique globale.
Utilisations et Contraintes
- Utilisations : utilisée comme culture fourragère complémentaire et comme plante de couverture pour améliorer les cycles de biomasse. Ce n’est pas une plante très gourmande en fertilisation. Néanmoins, si l’on veut en obtenir une forte biomasse et la garder longtemps dans le temps, elle a besoin d’être fertilisé (Azote150kg/ha ; Phosphore 25-30kg/ha ; Potasse 150-200kg/ha ; Calcium 150kg/ha).
En plus de sa performance de biomasse, elle bénéficie une qualité de fourrage :
- Pour des animaux, 3 à 4 coupes/an ensilée à 0.8 à 1mètre de haut (plutôt bovins) avec 3 à 5 tonnes de matière sèche/ha/coupe. Elle peut être intégrée à une ration alimentaire à hauteur de 30 à 40 %. Elle est aussi en protéine (19 à 20%), en énergie (1 à 1.05 UFL) et avec une DMO à 85%.
- Pour un méthaniseur en tant que CIVE (Culture Intermédiaire à Vocation Energétique de par son grand pouvoir méthanogène), la silphie est équivalent à un maïs avec une production de 200 à 250 Nano m3de biogaz/tonne de Matière Brute, avec un potentiel en méthane de 52 à 55 % soit au final 100 à 125 Nano m3 de CH4/Tonne de Matière Brute. Cette plante pérenne à fort potentiel biomasse bénéficie du code : MSW 004 dans la PAC.
- Contraintes : Peut nécessiter des interventions de gestion (tonte, coupe) afin d’éviter un encombrement qui réduirait la qualité du fourrage.
La silphie n'étant exploitable qu'à partir de la deuxième année, l'absence de retour sur investissement en année d'implantation peut poser un problème pour les agriculteurs. Il est cependant tout à fait possible de la semer en association avec du maïs pour la première année. Le maïs récolté à l'automne laissera la place la deuxième année.
PARTENARIAT : avec SILPHIE FRANCE
Cette culture est tellement spécifique que nous avons choisi ce partenariat avec cette société qui est spécialisé sur la Silphie , FRANCAISE et capable de nous accompagner techniquement pour que sa réussite soit un succès.
Informations complémentaires
| Usage | Couverts, Méthanisation, Chasse |
|---|---|
| Pérennité | 12 à 20 ans |
| Fourchette de PMG | 20 à 30 grammes |
| PMG moyen | 20 |
| Nombre de graines / m2 | 5 |
Produits ayant des caractéristiques proches